Auteur : Julien
• 29 May 2009

Si le succès de l’IPhone auprès du grand public ne se dément pas, son succés était jusqu’à maintenant plus mitigé en entreprise.

A cela plusieurs raisons.

  • La sécurité tout d’abord. L’absence de solution de chiffrement en font un support de stockage très vulnérable en cas de vol ou de perte.
  • L’absence de certaines fonctions de base, dont on a très souvent parlé : copier / coller, vidéo, undo, …
  • La difficulté à gérer un parc d’IPhones, par manque d’un outil vraiment performant pour déployer et configurer facilement et automatiquement les terminaux et les applicatifs
  • D’une manière général, les lacunes du système Apple, consistant à verrouiller certaines fonctionnalités, ce qui chatouille la sensibilité des DSI les plus rigoureuses, toujours  désireuses d’exercer un contrôle millimétrique sur leur parc informatique.

Mais le vent commence semble-t-il à tourner.

Sous la pression des utilisateurs tout d’abord. Même si c’est aujourd’hui moins vrai (regardez autour de vous dans le métro …), l’IPhone a longtemps été l’apanage du cadre hype et branché, le joujou grâce auquel il peut se faire mousser dans une soirée en montrant la dernière application fun du moment. Ces mêmes cadres qui aujourd’hui poussent leur hiérarchie à l’achat.

Mais la vision des entreprises elle-même envers l’Iphone change également. L’Iphone n’est plus seulement un téléphone qui propose la météo, le Sudoku ou la géolocalisation de sa voiture sur le parking du supermarché.
De véritables applications professionnelles arrivent. Des solutions pour accéder à SAP sont annoncées, et à terme tous les ERP proposeront leur propre client mobile. Des solutions comme Mobile Office de Sybase vont créer de véritables bureaux mobiles sécurisés.

La version 3 du firmware va également apporter son lot de nouvelles fonctionnalités, qui vont améliorer l’usage professionnel de l’Iphone. Parmi elle, la gestion du Push (qui permettra par exemple de gérer des alertes directement dans les outils de CRM ou d’ERP), ou de Google Maps à l’intérieur même des applications.

La prochaine étape sera l’intégration sur IPhone des solutions propres aux entreprises, comme, par exemple, les outils de productions, les ERP propriétaires, les outils RH, etc … Jusqu’à présent, les sociétés privilégiaient les adaptations web de leurs outils au format de Safari. A cela deux raisons : des coûts de développement moindres et la bonne ergonomie globale du navigateur.
Aujourd’hui, le développement d’applications pour l’Iphone tend à se démocratiser, de plus en plus de SSII proposant ce type de prestations, et entrainant une baisse des coûts de réalisations.

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Auteur : Julien
• 3 May 2009

Cela s’appellera “In-App purchase”, sera disponible dans le firmware 3, et permettra aux utilisateurs d’effectuer un paiement directement depuis une application IPhone grâce à leur compte ITunes. A la manière de ce qui se fait actuellement pour l’achat d’applications ou de morceaux de musique.

Dans le cadre d’un des nouveaux contrats de Phoceis (développement d’une application IPhone), j’ai eu l’occasion de me documenter sur cette fonctionnalités et elle présente tout même de sérieux écueils, tout du moins au regard de ce qui filtre sur les blogs :

  • une commission prise par Apple de 30% (à comparer aux quelques pourcents pris par les solutions de paiement classiques)
  • l’In-App Purchase ne serait accessible qu’aux applications payantes de l’App-Store
  • il ne serait possible que d’acquérir des contenus supplémentaires (niveaux de jeux, etc…) et non d’acheter des produits/services

Je vais avoir l’occasion de contacter dans les jours qui viennent quelqu’un chez Apple pour avoir des éclaircissements, je les posterai alors ici (si je les obtiens bien sûr :))

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Auteur : Julien
• 14 April 2009

Étrange question. A l’heure où les (grandes) entreprises dépensent des petites fortunes pour bloquer ces vils personnages, ces ennemis de l’intérieur qui regardent leurs mails persos ou consultent Facebook depuis le bureau, une étude d’une université australienne jette un pavé dans la marre : les personnes qui surfent au bureau, dans des proportions raisonnables, présenteraient une productivité supérieure de 9%. Notamment grâce à une meilleure gestion du stress que leur procure ces moments de détente.

Une bonne nouvelle donc pour les accros des réseaux sociaux. Mais évidemment tout est encore une fois question de mesure. Entre la personne qui passe 5 minutes sur Facebook 3 ou 4 fois dans journée, et celle qui passe ses journées à regarder youTube, il y a certainement un juste milieu à trouver.
Comment ? A chacun de placer son référentiel. Pour moi, par exemple, le surf personnel devrait pouvoir se substituer à la pause clope, puisque, comme tout le monde le sait, fumer, c’est has-been.
Reste ensuite à évaluer le temps réellement passé par les employés à de telles activités. Ce qui n’est pas vraiment simple, et là on entre plus dans le domaine du ressenti (dans cas là, vive les open-space !) et de la confiance.

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Auteur : Julien
• 2 April 2009

A peine inaugurée, et voilà qu’EuraTechnologies va accueillir les Nord IT Days, un forum des solutions IT du Nord Pas-de-Calais.

La liste des conférences comporte quelques sujets sexy, comme la virtualisation ou les solutions novatrices de webmarketing. Reste à espérer que la qualité sera au rendez-vous, et que ces conférences ne se transformeront pas en un moment de réclame publicitaire pour les produits des intervenants, comme c’est malheureusement encore trop souvent le cas dans les salons.

Pour vous inscrire c’est par ici : http://www.rsi-nord.com/

Petit coup de gueule quand même : ce site est tout de même indigne d’un évènement qui se veut à la pointe des technologies de l’information. Ergonomie catastrophique, réalisation bâclée  … un exemple de réalisation offshore ratée, ou d’un mauvais choix de prestataire ? Le pompon revenant au système d’identification qui fait passer votre mot de passe en clair dans l’url (les développeurs apprécieront) :

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Auteur : Julien
• 31 March 2009

Tout le monde s’accord pour dire que Twitter sera une des applications, voir l’Application sociale de l’année 2009.

Son succès est grandissant, et on lui trouve quasiment chaque jour de nouvelles fonctionnalités dans le domaine du webmarketing (cf les usage de Twitter dans le webmarketing #1 et #2)

Toutefois, si Twitter est à la portée des générations élevées au biberon du web, il est beaucoup plus difficile d’accès, voire ésotérique, pour la majorité des usagers moyens d’internet.

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D’où l’idée de Twimple : un client Twitter facile d’utilisation, à la portée de tous :

  • Ouverture de compte Twitter intégrée au logiciel (et donc en français …), et simplifiée au maximum
  • Ajout automatique d’un premier “follower” et “friend”
  • Présentation inspirée de Outlook (avec message lu/non lu et discussion ami par ami) afin de garder un environnement familier
  • Fonctionnalités réduites au maximum afin de ne pas surcharger l’utilisateur.

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Le logiciel est réalisé grâce à Adobe Air, et fonctionne donc sous Windows, Mac & Linux.
Il s’agit pour l’instant juste d’un prototype, mais nous serions heureux que vous le testiez et nous sommes ouverts à tout commentaire / suggestion.

Le but à terme sera de proposer Twimple en marque blanche à nos clients, avec l’application personnalisée et brandée à leurs couleurs.
Cela permettra donc à ces derniers de fédérer une communauté d’utilisateurs qui, sans cette aide, n’auraient pas fait la démarche d’ouvrir un compte.

Plus d’infos sur le site Twimple.com

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Auteur : Julien
• 30 March 2009

Alors qu’une actualité chargée se profile pour Phoceis, avec plusieurs innovations technologiques qui annoncées dans les jours qui viennent, je reprends le clavier après plusieurs semaines d’abstinence.

J’ai écouté l’autre soir une émission sur France 2 sur “les patrons & la crise”. C’était au lendemain de l’annonce du bonus de départ accordé au patron de Valeo. Il est quand même dommage qu’un tel haro soit je té sur toute une classe de personnes, sans aucune mesure ni discernement.

Rappelez-vous l’anti-américanisme primaire ayant suivi la 2ème guerre du golf. Là où il aurait été correcte de vilipender l’administration américaine, beaucoup y allaient de leurs critiques sur les américains. Tout un peuple dans le même sac, on serre la ficelle et hop au vide-ordures.

On assiste exactement à la même caricature avec les chefs d’entreprises. Si certains, parmi les plus puissants, abusent parfois, ils ne représentent qu’une partie infinitésimale des patrons de notre pays. Leur lynchage médiatique s’accompagne de celui de tous les petits patrons de PME et TPE, dont le salaire n’a rien de pharaonique et pour qui l’emploi est au moins aussi important que les bénéfices générés par leur société.

En montant ainsi une population contre une autre, celle des méchants patrons contre celle des pauvres salariés, les médias nous rejouent la partition de la lutte des classes et l’on fait le jeu des extrêmes, Besancenot en tête.

Auteur : Julien
• 13 February 2009

C’est une remarque que je partageais encore hier lors d’un rendez-vous avec un autre patron de TPE.

Alors que les grands groupes sont sérieusement ébranlés ces derniers mois, les petites entreprises semblent elles ne pas (trop) connaitre la crise.
Est-ce une réalité ou juste que je n’ai pas rencontré de TPE dans des secteurs d’activité touchés ? Aujourd’hui, parmi la vingtaine de clients récents de Phoceis, seuls un ou deux, des groupes internationaux, m’ont clairement annoncé qu’il ne fallait pas compter sur eux dans les prochains mois. Les plus petites entreprises semblent elles continuer leur développement et poursuivent notre collaboration.

Des mentalités différentes ?

Les grands groupes sont dépendants d’actionnaire, qui ne raisonnent qu’en terme de profits, dividendes et cours de bourse (désolé pour le discours un brin gauchiste !). Les bénéfices fondent, les salariés trinquent.

Les patrons de PME, eux, n’ont pas le même raisonnement. Soyons clair : la notion de résultat net en fin d’année et de rentabilité, je m’en contrefiche (mon banquier, moins, et je trouve cela dommage). Je pilote ma société avec un seul indicateur : la trésorerie, c’est à dire le solde de mon compte en banque et son prévisionnel. Et ma priorité n’est pas que de faire des bénéfices, mais aussi de créer, et conserver, de l’emploi. Soyons honnête : ce n’est pas (seulement) par altruisme, mais aussi pour mon auto-satisfaction :)

Le hors-bord et le ferry

Bien entendu, TPE et plus grands groupes ont une autre différence de taille (c’est le cas de le dire) : leur inertie.
Face à l’orage, une petite société peut s’adapter très rapidement et faire preuve de flexibilité en faisant le dos rond. Les plus grosses sociétés doivent elles attendre plusieurs mois avant que les décisions prises produisent leurs premiers effets. En somme, lors de la tempête, le hors-bord rentrera plus vite au port que le ferry.

Dangers au coin du bois

Bien sûr, ce n’est là que généralités, mais sûrement pas une règle générale. Je suis certain que nombre de TPE (et notamment les artisans) souffrent de la crise actuelle. La principale difficulté restant bien entendu la baisse de la demande. Mais d’autres dangers les guettent, parmi lesquels j’en citerai deux :

  • les tensions de trésorerie, par frilosité des banques pour financer, ou parce que les clients (et souvent les grosses boites …) profitent du climat actuel pour jouer à l’élastique avec les délais de paiement (vécu …)
  • la dépendance à un client (c’était par exemple le cas de Phoceis vis à vis de Toyota il y a quelque années) qui fait que, souvent, lorsque le gros décide de réduire la voilure, c’est le petit qui se noie.

Je serais curieux d’avoir l’avis d’autres TPE sur l’impact de la crise sur leur activité, et leur comportement face à celle-ci.

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Auteur : Julien
• 13 February 2009

Il y a quelques semaines, lors d’une discussion avec mon épouse, nous évoquions notre besoin mutuel de donner du sens à ce que nous faisions aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Sans doute est-ce là une des mini-crises de la trentaine qui, une fois votre vie professionnelle établie et les bambins arrivés au foyer, vous donne envie de regarder autour de vous et de voir en quoi nous pouvons apporter, à notre humble niveau, au monde qui nous entoure.

Certes, ce week-end, j’ai bien rempli un sac pour les restos du cœur au supermarché du coin. Mais cela reste ponctuel. J’ai alors découvert, via un article de TechCrunch, Kiva.org, une sorte de place de marché du micro-crédit. Le principe est simple : vous prêtez, par l’intermédiaire du site et d’associations locales, de l’argent à des porteurs de projets qui ont besoin de financement pour lancer leur activité. Si ceux-ci réussissent dans leur entreprise, ils vous remboursent le capital selon un échéancier pré-déterminé (ce n’est pas une opération financière, aucun intérêt n’est perçu). J’ai trouvé l’idée excellente.

L’activité de Phoceis étant actuellement très bonne, je tenais là un moyen de faire une bonne action sur du moyen/long terme, sans avoir à y investir trop de mon temps. J’ai donc décidé d’investir, via Kiva.org, 2% du chiffre d’affaire de Phoceis, à compter du 1er Février 2009. Bien entendu, cela ne va pas révolutionner le monde, cela représentera 3 à 4 k€ par an. Mais c’est mieux que rien, et peut-être cela donnera-t-il des idées à des collègues créateurs d’entreprise. Et c’est un pas de plus dans notre quête du sens, la prochaine étape étant notre déménagement dans une yourte en pleine montagne sans eau ni électricité, pour économiser les ressources de la planète (comment ça, chérie, “on va en reparler” ? :))

Bon bien entendu, ne soyons pas béni-oui-oui, cela me permet également de donner une touche de développement durable (grand terme à la mode) pour Phoceis, et je ne me prive d’ailleurs pas de le mettre en page d’accueil de notre site. Sans en faire des tonnes cependant. Et en utilisant l’API fournie par Kiva (qui a profondément émue mon côté geek) pour présenter les projets que nous finançons.

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Je profite de ces article pour vous signaler deux sites connexes :

  • Babyloan.org, un équivalent de Kiva en français
  • Le capital altruiste (par Thierry), une autre alternative, beaucoup plus ambitieuse, pour la place de l’entreprise dans la société
Auteur : Julien
• 10 February 2009

Dans la ligne directe de mes 2 derniers billets sur Twitter, voilà une annonce qui prouve que celui-ci devient un véritable outil de webmarketing et que ses créateurs ont peut-être trouvé un moyen de (enfin) monétiser leurs services : Biz Stone, le cofondateur de Twitter dit réfléchir actuellement à rendre l’utilisatation du service payante pour les entreprises qui font de Twitter un outil de vente ou de promotion de leurs produits.

L’accueil par les entreprises est mitigé. Dell dit que si cela contribue à rendre le service coûteux ou plus compliqué, ils iront voir ailleurs. Le loueur de DVD Love Film n’est quant à lui pas contre l’instauration d’un droit d’utilisation si celui-ci reste raisonnable. A noter enfin que s’ils veulent rendre leurs services payant, Twitter aura tout intérêt à proposer une qualité de service digne de ce nom.

Reste maintenant à savoir quels critères seront utilisés pour définit un compte comme “professionnel” et à déterminer le juste prix d’un tel service. Car si quelques dizaines de dollars par mois est une somme ridicule pour les grands acteurs, elle pourrait effrayer les petits e-commerçants désireux de se lancer sur Twitter. Une solution résiderait peut être dans un montant proportionnel au nombre de followers ?

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Auteur : Julien
• 10 February 2009

Suite du premier billet sur les usages de Twitter dans le webmaketing (#1 : La relation client).

Si vous réussissez à fédérer autour de votre compte Twitter une population de personnes intéressées par vos produits (clients, prospects), la tentation sera grande de profiter de ce canal de communication afin de déclencher des ventes.

Attention toutefois de ne pas utiliser des ficelles trop grosses. Si vous utilisez Twitter pour diffuser des promotions déjà présentes dans vos newsletters, la valeur ajoutée sera faible. Pire encore si vous vous y prenez de manière intrusive, en adressant directement le consommateur. Il vaut mieux dans ce cas privilégier une approche indirecte : créer une conversation avec votre communauté, les faire parler de votre marque. Et dévoiler au cas par cas des offres exclusives à Twitter : promotion, vente flash, ou code réduction valable une et une seule fois. Il est à ce titre très intéressant de jouer avec l’effet “temps réel” de Twitter afin d’amener votre communauté à rester à l’écoute de votre compte, à l’affut d’une bonne affaire.

Dans le même ordre d’idée, une société spécialisée dans le marketing direct a annoncé qu’elle allait bientôt répertorier le compte twitter, au même titre que l’email ou le numéro de téléphone. Heureusement, le système en vigueur (pour l’instant ?) sur Twitter et qui fait que l’on ne peut envoyer de message direct qu’à des personnes qui suivent votre compte va limiter les envois de Twits en masse et la réception de sollicitation non désirées. Encore une fois, faire du marketing direct via Twitter passera par la constitution d’une véritable communauté de consommateurs et l’établissement de relations sérieuses et de proximité avec ces derniers.


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