Tout le monde n’a que cela à la bouche ces derniers mois, le réseau social. Le réseau social est à 2008 ce que Second Life a été à 2007. A la différence que cela dépasse largement le phénomène de mode.
Facebook, Twitter, Friendfeed, tous vous permettent de communiquer avec votre communauté. Et va bientôt permettre aux marketers d’arriver à obtenir des informations vous concernant, des informations dont ils n’auraient jamais osé rêver il y a quelques années encore. Voir pour cela cet excellent article sur ReadWriteWeb France.
Mais même si il est aujourd’hui porté au pinacle, le réseau social a toujours existé. Son ancêtre n’est autre que le bon vieil email, qui nous accompagne au quotidien depuis des années, et son pendant le carnet d’adresses. Celui-ci regroupe l’ensemble de vos contacts connectés au web. Seulement voilà, le canal de communication, l’email en lui-même, est resté très basique (à quand remonte la dernière innovation dans ce domaine ?) et souffre de plusieurs tares majeures (le spam n’étant pas la moindre).
Ce n’est donc pas un hasard si Yahoo! va bientôt lancer dans Yahoo! Mail un système d’applications sur le modèle de Facebook, afin de redonner un coup de jeune et un regain d’attractivité à l’email classique.
Car la concurrence est rude pour Google, Yahoo! et consors. Alors que les sites de réseaux sociaux permettent déjà de "siphonner" automatiquement le carnet d’adresses des nouveaux inscrits, ils tendent également à détourner le flux de communication à leur profit.
Regardez Facebook : impossible de répondre à un message par email, il faut se rendre sur la plate-forme pour le faire.
Regardez Twitter : quelle différence y a-t-il entre un message direct et un email, si ce n’est plus de praticité pour envoyer un petit message d’un seul et unique clic ?
Il y a donc urgence pour les sociétés fournissant des webmails gratuits de rentrer dans la bataille du social. Ils l’ont bien sûr déjà fait via des plateformes comme Orkut (Google) ou 360 (Yahoo!) mais il est étonnant qu’ils n’aient pas plus misé sur les immenses bases utilisateurs de GMail ou Yahoo! Mail qui constituent pourtant la première brique, la brique fondamentale des réseaux sociaux.
