Le m-commerce (pour mobile commerce) a été le centre de toutes les attentions ce week-end, avec un certains nombres d’articles parus, dont deux chez les poids lourds des blogs IT :
Deux billets aux titres apparemment antagonistes mais qui finalement se rejoignent sur l’essentiel : les commerçants ne pourront pas ignorer longtemps encore le commerce mobile.
Selon RWW, le m-commerce a du mal à décoller
Alors que les autres secteurs du mobile sont en pleine explosion (les pubs sur mobiles sont en pleine effervescence, avec des annonces de rachats/fusion quasi quotidiennes, les vidéos sont également en forte croissance), le m-commerce peine à décoller.
Les principaux freins évoqués par les utilisateurs sont les inquiétudes liées au respect de la vie privée et à la sécurité (selon une étude RIS). Du côté des commerçants, le manque de standardisation des plates-formes est souvent évoqué : développer sur mobiles signifie faire des choix entre les supports (IPhone, Windows Mobile, Android, etc…) sous peine de voir les budgets exploser.
Une des faiblesses du m-commerce : le paiement
Il faut bien l’avouer, tenir d’un côté son téléphone et de l’autre sa carte bleue ne constitue pas l’expérience de paiement en ligne la plus sympathique que l’on puisse proposer.
A défaut, pour l’instant, certaines applications iPhone proposent pourtant de régler par CB directement depuis son téléphone. Mais tout reste à inventer dans le domaine.
Certains essais sont en cours, menés notamment par Facebook, Mastercard ou Visa. Je serais curieux de connaitre également la position de Paypal, qui ne reste certainement pas les bras croisés sur ce dossier. Dans tous les cas, de toutes ces initiatives naitra sans nul doute un système de paiement capable de donner au m-commerce la convivialité qui lui fait encore défaut. Ce n’est qu’une question de temps.
Acheter, oui, mais acheter quoi ?
Parmi les produits-vedettes que les gens seraient prêts à acheter en situation de mobilité, on trouve les pizzas suivies de prêt par les places de spectacles (merci Ticket Pocket).

Lors d’un brainstorming chez Phoceis, nous avons cogité sur le sujet. Aujourd’hui, les chances de vendre des chaussures sur mobiles sont relativement faibles. L’acte d’achat mobile requiert une situation d’urgence qui justifie de s’affranchir d’un poste fixe, de passer outre les limitations et la convivialité rudimentaire des téléphones d’aujourd’hui. On retrouve bien dans le tableau ci-dessus quelques uns des principaux secteurs que nous avons identifié. Nous en avons identifié vingt au total, et ce seront sûrement eux qui serviront d’éclaireurs aux autres acteurs du secteur marchand.