La problématique est connue aujourd’hui de toute société qui souhaite se doter d’une application mobile : sauf à accepter de très gros sacrifices en terme fonctionnel, le développement multi plate-formes sur mobiles reste une utopie, obligeant les équipes à reprendre une grande partie des travaux pour chaque système d’exploitation. Par exemple, chez Phoceis, nous évaluons à 30 à 40% maximum la mutualisation possible entre un développement iPhone et son équivalent sur Android.
Dans ce contexte est née lors du MWC de Barcelone la Wholesale Application Community, une entité qui regroupe 24 opérateurs (de Orange à AT&T), l’association GSM, et “seulement” 3 constructeurs (LG, Samsung et Sony-Ericsson).
Je n’ai bien entendu pas choisi le terme “seulement” au hasard, car c’est d’emblée un des points faibles du projet : quel est l’avenir d’une telle initiative sans la présence de ceux qui font aujourd’hui le marché des smartphones : Apple, RIM et dans une moindre mesure Microsoft et Nokia ?
Quel serait l’intérêt, à l’heure actuelle, pour Apple de rejoindre un tel mouvement, alors que le succès de l’iPhone, et surtout de l’App Store, s’est fait autour du verrouillage de ses technologies et de son écosystème ?
Une alternative serait pourtant une coalition entre les différents acteurs du marché, pour contrer Apple en proposant des solutions ouvertes ou, à tout le moins, interopérables, qui isoleraient l’iPhone. Nous n’en sommes pas là mais, à cet égard, et même si elle est loin de cette indispensable masse critique, la Wholesale Application Community reste un premier pas dans la bonne direction.
