Archives de la catégorie ◊ Création d'entreprise ◊

Auteur : Julien
• 25 January 2010

image Le Contrat Initiative Emploi (CIE) est une aide accordée par l’Etat pour certaines embauches. Il s’agit d’un montant forfaitaire (un pourcentage du salaire brut plafonné) assortie de plusieurs conditions, qui tout comme le montant dépendent du préfet de Région, mais qui sont globalement toujours les mêmes et évaluent la difficulté du retour à l’emploi de la personne concernée.

Certains critères sont objectifs, comme l’âge de la personne, l’handicap ou encore le temps de d’inscription en temps que demandeur d’emploi.

Sachez toutefois que ces critères sont très souples et laissés à l’appréciation du conseiller Pôle Emploi. Il est ainsi possible d’obtenir un CIE pour une personne même si cette dernière ne rentre pas exactement dans les critères d’éligibilité.

Le CIE concerne aussi bien les emplois à temps complet que les emplois à temps partiel. Il est plus intéressant financièrement (dans la majorité des cas) que le dispositif “zéro charges” et n’est notamment pas assujetti à un effectif maximum de salariés.

Pour vos futures embauches, ayez donc le réflexe CIE.
Un petit coup de file au Pôle Emploi auquel vous êtes rattachés, muni de l’Etat Civil de la personne, peut suffire et s’avérer très rentable, voire entériner définitivement votre décision d’embauche.

Auteur : Julien
• 29 July 2009

Soyons clairs tout de suite : j’aime la création d’entreprise, et les hommes qui vont avec. Pour en avoir créé moi-même trois, ce serait cracher dans la soupe que de faire des reproches à ces personnes qui veulent être leur propre patrons.

Ces personnes qui fourmillent d’idées –plus ou moins- brillantes. Ces personnes qui se laissent griser par l’eldorado du web, fut-il 2.0 ou pas. Ces personnes qui cherchent sur Google un prestataire pour évaluer le coût et la faisabilité de leurs idées, et tombent parfois sur Phoceis.

Et c’est bien là que se situe le problème. Au stade souvent informel et peu avancé de leur réflexion, ces personnes n’ont pas besoin d’un prestataire. Ils ont besoin d’un conseil, de quelqu’un qui les accompagnera pour juger de la complexité de leur projet et du budget nécessaire à sa mise en œuvre.

Si j’écris ici ces quelques lignes, c’est parce que j’ai eu à traiter ce cas au bas mot une dizaine de fois ces 12 derniers mois : des personnes qui sollicitent un rendez-vous pour un “devis”, monopolisent plusieurs heures de votre temps entre brief (ou pseudo cahier des charges), rédaction de la réponse et réunion téléphonique, puis ne donnent plus aucun signe de vie. Ce qui est au demeurant bien normal car le rapport entre personnes ayant un projet de création et personne passant à l’acte est infime (et même si la politesse n’exclut pas un petit coup de fil ou un email …)

Remarquez que les grosses sociétés résolvent ce problème à leur manière : “Bien sûr, cher Monsieur, nous pouvons vous accompagner. C’est 700 euros la journée de conseils”. Ce qui est une manière plus ou moins élégante d’envoyer paître le créateur d’entreprise qui se lance sans un denier en poche.

Messieurs / Mesdames les créateurs d’entreprise qui lisez ces quelques lignes. Sachez vous rapprocher d’organismes spécialisés qui sauront vous aider à monter votre projet et vous mettrons le cas échéant en relation avec des accompagnateurs bénévoles, le plus souvent comme moi issus du monde de l’entreprise. Au moins bénéficierez-vous d’un travail qui sera tout aussi gratuit, mais d’une gratuité assumée par votre partenaire !

Auteur : Julien
• 14 January 2009

En ces temps de crise, il n’y a pas que la baisse des commandes ou la défaillance de vos clients que vous devez craindre. Il existe un danger, certes un peu moins sévère, qui guette le créateur d’entreprise : l’allongement des délais de règlement.

C’est notamment le cas chez Phoceis depuis quelques semaines et c’est dans ces moments là que je suis heureux d’avoir une trésorerie suffisante pour joindre les deux bouts (client qui lit ces lignes, ceci n’est pas une raison pour allonger encore les délais de paiement, notre trésorerie n’est pas un puits sans fond !).

Mais si vous sentez que votre tréso commence à tirer la langue, anticipez ! Il existe notamment un outil efficace : le Dailly, du nom du sénateur à l’origine de la loi de 1981. Le principe est simple : vous vous faites avancer par votre banque les créances qu’elle accepte de financer. Mais il faut s’y prendre suffisamment à l’avance pour être en position de négocier avec votre banquier.

Le coût du Dailly est relativement plus intéressant que l’affacturage classique, et est donc négociable : montant maximum de Dailly (dite ligne de Dailly), prix fixe à la facture avancée + taux basée sur son montant.

La légende dit que les banquiers n’acceptent en Dailly que les factures “à risque nul”, c’est à dire celles des établissements publics ou des grandes sociétés. Je ne sais pas ce qu’il en est en ces temps difficiles, mais lorsque j’ai eu à utiliser le Dailly il y a quelques années, mon banquier (le Crédit Mutuel) a accepté tout type de facture, pour peu bien sûr que votre client montre une certaine solidité financière.

A noter également, côté négatif, que votre client sera informé par votre banque que sa facture a fait l’objet d’un Dailly. Ce qui pourrait résulter en une crainte de votre client vis à vis de la santé de votre entreprise.

Enfin, dernier point, mais non des moindres : vous restez responsable du recouvrement de la facture, car, à la différence de l’affacturage, il ne s’agit pas d’une cession de créance mais d’une simple avance. Si votre client est défaillant, vous n’avez plus qu’à prendre rendez-vous avec votre banquier pour faire un état des lieux des dégâts …

Auteur : Julien
• 5 January 2009

Tout d’abord, mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année !
Que le plus grand nombre possible d’entre nous sorte indemne de cette crise. Parait-il qu’il faut tenir jusqu’à l’été … ?

Et voilà mon petit pense-bête pour 2009, histoire de ne rien oublier

  • Créer ma boite
    enfin d’autres boites … parce que c’est vraiment du bonheur. Et si vous hésitez, n’oubliez pas que le statut d’auto-entrepreneur peut lever quelques obstacles.
  • Minimiser l’impôt sur les sociétés de Phoceis
    remarquez que, par les temps qui courent, ce n’est pas si mal d’avoir ce soucis …
  • Avancer de l’argent au FISC
    parce que, n’ayant pas payé d’IS l’année dernière, je dois payer 2 années d’impôts en 2009 “grâce” à une année provisionnelle. En bref, en période de crise et de contraction du marché, je dois jouer les banquiers pour l’Etat. Logique non ?
  • Lancer Lime-Commerce
    Ce qui inclut donc me taper ce (censuré) de dossier OSEO que je n’ai pas eu le temps le courage de rédiger pendant mes congés
  • Repenser le positionnement de Phoceis
    Car un disours présentant Phoceis à la fois comme une web-agency et comme une SSII est dur à tenir. Il va donc falloir créer une activité et une marque propre pou l’activité web-marketing. Suggestions acceptées !
  • Chercher la récurrence
    Car ce qui est dur dans le métier de SSII, c’est l’activité irrégulière due à notre mode de fonctionnement (nous pratiquons principalement les prestations au forfait), qui peut créer des tensions de trésorerie. Je souhaite donc augmenter la part des contrats récurrents (TMA, pilotage de site) dans notre activité.
Auteur : Julien
• 8 December 2008

Il y a quelques jours, un ami passé par ce blog et lisant mes billets à propos de Lime Commerce, s’est alerté du fait que je dévoile sur ce site la substantifique moelle de notre projet. Avec une idée si extraordinairement géniale (ok, ok, j’avoue, je brode un peu :)), n’avais-je pas peur d’attirer quelques vautours sans vergogne prêts à me la voler ?

Lors de ma formation à Centrale Entrepreneurs, la question est souvent revenue sur le tapis. Notamment lors du grand oral de fin d’année. C’était encore l’époque dorée des startups, et sur les bancs de l’amphi prenaient place capitaux risqueurs et stars de ce que l’on pourrait appeler le Web 1.0 (par exemple Alexandre Roos, le fondateur de Caramail).

La question tarabustait les baby-entrepreneurs que nous étions : fallait-il tout dire sur nos projets ? ou fallait-il en dire juste assez pour intéresser, mais pas suffisamment pour risquer de se faire doubler par quelqu’un qui aurait été séduit par notre idée/concept.

J’ai toujours été tenant d’une certaine transparence.

Certes, un chef d’entreprise, et spécialement dans le secteur en perpétuelle ébullition des nouvelles technologies, a toujours tendance à penser qu’il vient d’avoir l’idée du siècle. Et heureusement, car c’est ce qui le fera avancer. Si vous ne croyez pas dans votre propre produit, il vaut mieux descendre du train avant qu’il n’ait pris trop de vitesse. Mais le risque de se faire piquer une idée est à mon avis largement compensé par les avantages que vous aurez à parler de votre projet à votre entourage, à vos amis, et à vos contacts professionnels. Les moyens de communication actuels vous permettront même de présenter votre projet à des communautés entières.

Vous recueillerez ainsi des conseils, des avis qui vous amèneront peut-être à modifier certains aspects de votre projet. Voire même à l’abandonner purement et simplement, car vous identifierez, grâce à ces discussions, des écueils infranchissables.

Cela vous forcera également à savoir présenter votre projet, en quelques secondes (le fameux Elevator Pitch) ou en quelques minutes, lors de discussions informelles. Vous serez ainsi amené à synthétiser et structurer votre projet, pour n’en garder que l’essentiel.

Et si vous n’êtes toujours pas tranquille à l’idée de dévoiler votre projet ré-vo-lu-tion-naire, dites vous bien que les plus gros que vous auront souvent plus d’intérêt à vous laisser vous lancer, à vous laisser prendre les risques et défricher le terrain, quitte à venir vous courtiser si au final votre démarche est couronnée de succès.