Alheure.com, pour ne plus aller à la gare pour rien
Si votre famille est loin et vous rend souvent visite, vous connaissez la musique : rien de plus crispant que d’arriver à la gare pour se rendre compte que leur train a 45 minutes de retard (comment ça ça n’arrive jamais avec la SNCF ?).
Si vous êtes tranquillement derrière votre ordinateur, il y a http://www.gares-en-mouvement.com.
Mais imaginez que vous soyez au bar au supermarché, comment faire ? Ou bien si vous êtes vous même dans le train ? Eh bien il y a http://www.alheure.com qui propose la même information mais accessible sur un site optimisé pour mobiles et bientôt via une application IPhone (qu’ils n’ont pas fait développer par Phoceis les vilains).
A connaître donc, et à télécharger (lorsque Apple aura validé l’application, ce que je leur souhaite)
Une application IPhone “citoyenne” pour la ville de Boston
Dans l’élaboration de la démarche commerciale de Phoceis, je réfléchissais il y quelques jours à des segments de marché qui pourraient être intéressés par le développement d’une application pour IPhone. Parmi les segments identifiés se trouvaient les collectivités territoriales, au premier rang desquelles les mairies.
A ce titre, cette nouvelle m’a donc fortement intéressé : La mairie de Boston a sorti sa propre application IPhone. Au delà des services classiques que l’on peut attendre de ce type de logiciel : cartographie, géo-localisation, etc., ce sont les fonctionnalités que l’on pourrait dénommer de “communication citoyenne” qui ont attiré mon attention.
Les utilisateurs peuvent depuis leur téléphone signaler tout type d’incident : mobilier urbain dégradé, ampoule de lampadaire grillée, chaussée détériorée ou encore du vandalisme comme les tags, photo à l’appui. Mais ce n’est pas tout : la mairie de Boston pousse les choses plus loin en s’imposant une communication bi-directionnelle : chaque citoyen peut suivre l’évolution du problème qu’il a signalé, sa prise en compte (ou non) et sa résolution.
Un bel exemple de transparence dans la vie de la cité.
Le m-commerce, est ce (enfin) pour demain ?
Le m-commerce (pour mobile commerce) constitue l’arlésienne de ces cinq dernières années. Chaque nouvelle année doit être “l’année du commerce mobile”. Force est de constater que cela ne s’est pour l’instant pas vérifié dans les faits.
Les investissements dans le commerce mobile représentent pour l’instant une part très modeste du total consacré au commerce électronique. Mais cela a été longtemps le cas pour le e-commerce à ses débuts. D’ailleurs les investissements dans la publicité sur mobile ont quasiment depuis 2007, selon l’IAB, pour s’élever à 18.6 millions de dollars.
Le vrai décollage du m-commerce est sans doute pour bientôt. A cela plusieurs raisons.
L’ergonomie des téléphones mobiles était rudimentaire et constituait un frein important au développement des applications mobiles. Apple et son IPhone ont révolutionné ces usages en proposant une expérience utilisateur agréable et intuitive. Même si l’IPhone ne représente que -pour l’instant !- 10% du marché (selon Gartner, 2009), il a eu le mérite de faire des émules et les autres fabricants sortent désormais des appareils accessibles au plus grand nombre.
Apple d’un côté donc, et Google de l’autre. Bien qu’Android soit pour l’instant l’apanage de quelques geeks, il a le mérite, via l’Open Handset Alliance de chercher à standardiser les terminaux mobiles, là où la multitude de plateforme, résolution, système d’exploitation avaient jusque là de quoi refroidir les ardeurs de beaucoup d’acteurs.
N’oublions pas que les marketplaces d’Apple (l’App Store), de Blackberry et dans un futur très proche de Microsoft (avec le prochain Windows Mobile) fournissent également aux éditeurs des solutions simplifiées de déploiement et de monétisation, même si c’est au prix de marges plus faibles et d’une grande dépendance vis à vis du fabricant (le processus de validation d’une application pour l’App Store n’est pas sans rappeler un système féodal …).
Enfin, les mobiles d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les Nokia 3310 d’antan. Exit de WAP et la lenteur du téléchargement. Aujourd’hui, la 3G est de mise dans beaucoup d’endroits, et les téléphones modernes présentent des attributs (GPS, video, alertes push, etc…) qui ont de quoi exciter l’imagination de tout marketer : réalité augmentée, push d’offres promotionnelles géo-localisées, QR Codes, etc…
Bien entendu, la technologie ne fait pas tout. Le m-commerce doit s’intégrer dans une stratégie globale de marque. Il n’est d’ailleurs peut-être pas utile de lancer d’office une application de commerce électronique, qui nécessite des investissements substantiels.
Des solutions intermédiaires existent : une chaine de magasins peut par exemple mettre un premier pied dans l’univers mobile en développant tout d’abord un “store locator”, plus moins coûteux à réaliser.
Ce qui est certain en tous cas : le temps des early-adopters est révolu. Le m-commerce a atteint une maturité suffisante pour que les marques investissent le terrain. Et comme souvent dans ce monde ou tout va vite, les premières arrivées seront en position de force.
L’Iphone va-t-il conquérir le coeur des entreprises ?
Si le succès de l’IPhone auprès du grand public ne se dément pas, son succés était jusqu’à maintenant plus mitigé en entreprise.
A cela plusieurs raisons.
- La sécurité tout d’abord. L’absence de solution de chiffrement en font un support de stockage très vulnérable en cas de vol ou de perte.
- L’absence de certaines fonctions de base, dont on a très souvent parlé : copier / coller, vidéo, undo, …
- La difficulté à gérer un parc d’IPhones, par manque d’un outil vraiment performant pour déployer et configurer facilement et automatiquement les terminaux et les applicatifs
- D’une manière général, les lacunes du système Apple, consistant à verrouiller certaines fonctionnalités, ce qui chatouille la sensibilité des DSI les plus rigoureuses, toujours désireuses d’exercer un contrôle millimétrique sur leur parc informatique.
Mais le vent commence semble-t-il à tourner.
Sous la pression des utilisateurs tout d’abord. Même si c’est aujourd’hui moins vrai (regardez autour de vous dans le métro …), l’IPhone a longtemps été l’apanage du cadre hype et branché, le joujou grâce auquel il peut se faire mousser dans une soirée en montrant la dernière application fun du moment. Ces mêmes cadres qui aujourd’hui poussent leur hiérarchie à l’achat.
Mais la vision des entreprises elle-même envers l’Iphone change également. L’Iphone n’est plus seulement un téléphone qui propose la météo, le Sudoku ou la géolocalisation de sa voiture sur le parking du supermarché.
De véritables applications professionnelles arrivent. Des solutions pour accéder à SAP sont annoncées, et à terme tous les ERP proposeront leur propre client mobile. Des solutions comme Mobile Office de Sybase vont créer de véritables bureaux mobiles sécurisés.
La version 3 du firmware va également apporter son lot de nouvelles fonctionnalités, qui vont améliorer l’usage professionnel de l’Iphone. Parmi elle, la gestion du Push (qui permettra par exemple de gérer des alertes directement dans les outils de CRM ou d’ERP), ou de Google Maps à l’intérieur même des applications.
La prochaine étape sera l’intégration sur IPhone des solutions propres aux entreprises, comme, par exemple, les outils de productions, les ERP propriétaires, les outils RH, etc … Jusqu’à présent, les sociétés privilégiaient les adaptations web de leurs outils au format de Safari. A cela deux raisons : des coûts de développement moindres et la bonne ergonomie globale du navigateur.
Aujourd’hui, le développement d’applications pour l’Iphone tend à se démocratiser, de plus en plus de SSII proposant ce type de prestations, et entrainant une baisse des coûts de réalisations.