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Auteur : Julien
• 14 January 2009

En ces temps de crise, il n’y a pas que la baisse des commandes ou la défaillance de vos clients que vous devez craindre. Il existe un danger, certes un peu moins sévère, qui guette le créateur d’entreprise : l’allongement des délais de règlement.

C’est notamment le cas chez Phoceis depuis quelques semaines et c’est dans ces moments là que je suis heureux d’avoir une trésorerie suffisante pour joindre les deux bouts (client qui lit ces lignes, ceci n’est pas une raison pour allonger encore les délais de paiement, notre trésorerie n’est pas un puits sans fond !).

Mais si vous sentez que votre tréso commence à tirer la langue, anticipez ! Il existe notamment un outil efficace : le Dailly, du nom du sénateur à l’origine de la loi de 1981. Le principe est simple : vous vous faites avancer par votre banque les créances qu’elle accepte de financer. Mais il faut s’y prendre suffisamment à l’avance pour être en position de négocier avec votre banquier.

Le coût du Dailly est relativement plus intéressant que l’affacturage classique, et est donc négociable : montant maximum de Dailly (dite ligne de Dailly), prix fixe à la facture avancée + taux basée sur son montant.

La légende dit que les banquiers n’acceptent en Dailly que les factures “à risque nul”, c’est à dire celles des établissements publics ou des grandes sociétés. Je ne sais pas ce qu’il en est en ces temps difficiles, mais lorsque j’ai eu à utiliser le Dailly il y a quelques années, mon banquier (le Crédit Mutuel) a accepté tout type de facture, pour peu bien sûr que votre client montre une certaine solidité financière.

A noter également, côté négatif, que votre client sera informé par votre banque que sa facture a fait l’objet d’un Dailly. Ce qui pourrait résulter en une crainte de votre client vis à vis de la santé de votre entreprise.

Enfin, dernier point, mais non des moindres : vous restez responsable du recouvrement de la facture, car, à la différence de l’affacturage, il ne s’agit pas d’une cession de créance mais d’une simple avance. Si votre client est défaillant, vous n’avez plus qu’à prendre rendez-vous avec votre banquier pour faire un état des lieux des dégâts …